Le rapport de résultats se présente sous la forme d’un tableau complexe de nombres, de signes et d’unités de mesure. Une colonne verticale bien visible est généralement intitulée « Valeurs de référence » ou « Valeurs normales ». La connaissance de ces valeurs est essentielle tant pour les patients que pour les professionnels de santé.
Partie 1 : La science de la « normalité » au laboratoire médical
Le concept de « valeur normale » est formellement défini comme un intervalle de référence . Pour le déterminer, les laboratoires analysent un large groupe de sujets sains et utilisent des procédures statistiques afin de déterminer la valeur centrale à 95 % .
Principales implications statistiques
- Individualité biologique : une valeur légèrement en dehors de la plage de valeurs pourrait être « normale » pour cette personne en particulier.
- Faux positifs : par définition, 5 % des personnes en bonne santé peuvent se situer en dehors de la plage statistique.
- Variabilité interlaboratoires : les équipements, les réactifs et les méthodes diffèrent. Une valeur peut être considérée comme « normale » dans un laboratoire et « faible » dans un autre. Interprétez toujours les résultats en fonction de l’intervalle de référence indiqué dans votre rapport.
Partie 2 : Numération formule sanguine (NFS)
L’hémogramme complet évalue les cellules circulant dans le sang.
Transport des globules rouges et de l’oxygène
| Paramètre |
Description |
Gamme mâle adulte |
Gamme de femelles adultes |
| Hémoglobine (Hgb) |
Transporte l’oxygène ; un faible taux indique une anémie . |
13,5 – 17,5 g/dL |
12,0 – 15,5 g/dL |
| Hématocrite (Hct) |
Pourcentage du volume sanguin constitué de globules rouges. |
38,8 % – 50 % |
34,9 % – 44,5 % |
| MCV |
Volume moyen des globules rouges ; permet de diagnostiquer une anémie microcytaire ou macrocytaire . |
80 – 100 fL |
80 – 100 fL |
- Globules blancs (GB) : Le mécanisme de défense de l’organisme.
- Numération leucocytaire totale : 4 500 à 11 000 cellules/µL
- Plaquettes : Fragments importants dans la coagulation sanguine .
- Nombre normal de cellules : 150 000 à 450 000 cellules/µL
Partie 3 : Bilan métabolique complet (BMC)
Le bilan métabolique complet (CMP) fournit une analyse de l’organisme. composition chimique et métabolisme .
Fonction rénale (du rein)
| Test |
Description |
Plage normale |
| CHIGNON |
Azote uréique sanguin. |
7 – 20 mg/dL |
| Créatinine |
Sous-produit de la dégradation musculaire ; plus spécifique de la fonction rénale. |
Hommes : 0,74–1,35 / Femmes : 0,59–1,04 |
Électrolytes
- Sodium (Na+) : 135 – 145 mEq/L
- Potassium (K+) : 3,5 – 5,0 mEq/L
- Calcium (Ca) : 8,5 – 10,2 mg/dL
Tests de la fonction hépatique (TFH)
- ALT : Spécifique au foie ; 7 – 56 U/L.
- AST : Présente dans le foie et les muscles ; 10 – 40 U/L.
- Bilirubine : Sous-produit de la destruction des globules rouges ; 0,1 – 1,2 mg/dL.
Partie 4 : Profil lipidique et santé cardiaque
Utilisé pour évaluer le risque cardiovasculaire en mesurant les lipides dans le sang.
| Type de lipides |
Valeur cible/préférée |
| Cholestérol total |
< 200 mg/dL |
| LDL (lipoprotéines de basse densité) |
< 100 mg/dL (Optimal) |
| HDL (lipoprotéines à haute densité) |
> 60 mg/dL (Souhaitable) |
| Triglycérides |
< 150 mg/dL |
Fonction thyroïdienne
- TSH : Libérée par l’hypophyse pour donner des instructions à la thyroïde ; 0,4 – 4,0 mUI/L.
- T4 libre : 0,8 – 1,8 ng/dL.
Tests de coagulation
- Temps de prothrombine (TP) : Évalue la voie extrinsèque ; 11 – 13,5 secondes.
- INR : Échelle d’ajustement pour le TP ; Normal : 0,8 – 1,1 ( Plage thérapeutique : 2,0 – 3,0).
- PTT : Détermine le temps de coagulation du sang ; 25 à 35 secondes.
Partie 6 : Analyse d’urine
Souvent qualifiée de « biopsie rénale du pauvre », cette méthode analyse l’urine par des techniques visuelles, chimiques et microscopiques.
- Densité relative : 1,005 – 1,030
- pH : 4,6 – 8,0
- Glucose et cétones : Négatif (Un résultat positif peut indiquer un diabète ).
- Protéines : Négatives ou à l’état de traces (leur présence indique une atteinte rénale ).
- Nitrites et estérase leucocytaire : des résultats positifs indiquent une infection urinaire .
Partie 7 : Facteurs influençant les valeurs de laboratoire
Un résultat « élevé » ou « faible » ne signifie pas toujours qu’il y a maladie. Plusieurs variables peuvent interférer :
- Facteurs pré-analytiques : Le patient était -il à jeun ? Le garrot a-t-il été appliqué trop longtemps (ce qui augmente le potassium ) ?
- Médicaments : Des milliers de médicaments peuvent influencer les résultats. Les suppléments de biotine peuvent interférer avec les tests de troponine thyroïdienne et cardiaque .
- Âge et sexe : la créatinine est plus élevée chez les hommes (masse musculaire) ; la phosphatase alcaline est plus élevée chez les enfants (croissance).
- État d’hydratation : La déshydratation peut concentrer le sang, ce qui donne l’impression que les taux d’électrolytes et d’hémoglobine sont faussement élevés.
Conclusion
Le laboratoire d’analyses médicales fournit les données objectives nécessaires pour mieux comprendre l’expérience subjective de la maladie. Bien que ces valeurs constituent un guide pour la santé, elles ne représentent pas un cadre rigide. Elles doivent être interprétées par un médecin en tenant compte des antécédents du patient afin d’optimiser les résultats .